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La route de la soie

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Parcourir la route de la soie et en découvrir ses origines nous transportera de Byzance à la Péninsule ibérique et de là dans une longue traversée jusqu’au Japon et aux Amériques. C’est bien notre chance, car Valence comme ville névralgique nous montrera les pas suivis sans devoir faire le tour du monde pour connaître cette route mystérieuse.

Grâce à l’expansion de l’Islam autour de la Méditerranée, la soie fut introduite dans la péninsule ibérique au VIIIe siècle. Dans la Huerta, terroir fertile qui entourait la ville de Valence, poussaient les mûriers blancs et à l’intérieur de la ville dans le quartier de « Velluters » on y fabriquait les étoffes.

Le quartier « Velluters » conserve encore de nos jours ses allures d’antan avec ses maisons majestueuses et ses rues enchevêtrées. Il s’y loge plus de 5000 ateliers agréés et c’est là que fut créé le Colegio del Arte Mayor de la Seda (l’Ordre de l’Art Majeur de la Soie) qui fonctionne toujours. A quelques rues se trouvent la Bibliothèque de l’Hôpital, le bâtiment du Corps des Charpentiers et les maisons des rues Pie de la Cruz, Moro Zeit, Quart et Guillem de Castro.

En 1494, Valence était la ville du commerce en Espagne, la preuve en est avec la Lonja de Mercaderes (la Bourse de la Soie) où les commerçants se réunissaient pour négocier. La croissance démographique, l’influence des artisans génois, la maîtrise de la commercialisation, le niveau d’industrialisation et la mode des étoffes en soie permirent un important essor à ce secteur. La ville fut un modèle de production pour des villes comme Tolède et Barcelone en dépassant même Grenade.

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Au XVIIIe siècle la dynastie des Bourbons arriva en Espagne et promut l’emploi de la soie. C’est alors que fut installée à Valence la Fabrique Royale des Cinq Corps de Métier Majeurs de Madrid et que le Roi Charles III donna à l’Académie des Beaux-Arts de Saint Charles 60.000 réaux pour donner un enseignement approfondi sur le tissage de la soie à Valence.

Certaines étoffes étaient employées tous les jours tandis que d’autres étaient luxueuses comme le Damas broché d’argent ou les brocarts brochés d’or. Les dessins adoptèrent des noms comme « Reine », « Valence », « Roses et Épis », etc… L’influence de la cour de Louis XIV jusqu’à celle de Louis XVI avec les dessins à la mode atteignit toute l’Europe et perdure encore à Valence grâce au costume régional.

Le déclin de cette industrie fut dû à la dispersion des producteurs, la concurrence infligée par Tolède, la France et le continent américain, la taxe sur la soie et l’épidémie des mûriers blancs qui obligea à les faire remplacer par des orangers.

Et malgré tout, l’industrie de la soie survit grâce à la demande de l’Église, au costume régional valencien et à la décoration. L’« Espoulin » est l’étoffe en soie la plus prisée en raison de sa méthode manuelle de fabrication, employant des métiers à tisser du XVIIIe siècle, son nom provenant de la propre navette avec laquelle on tisse l’étoffe.

Pour plus d’information sur la route de la soie à Valencia : Visitvalencia.com

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Au 17/04/2014
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